La cassette

piano

Texte/Chanson du 23 Juillet 2008

Mauvaise conjugaison

Il se couche trop tôt
Elle s’endort trop tard
Trop d’espace entre chaque mots
Trop de vide entre leurs corps

L’amour s’est enfui
Pour rien qu’un petit mensonge
Putréfié dans leurs songes
Un donjon aux pierres creuses

Il se couche trop tôt
Elle s’endort trop tard
Trop d’espace entre chaque mots
Trop de vide entre leurs corps

La bruine sur nos joues
Jaloux, sur l’asphalte brulant
Sona d’émotions et de vide
Tu mords ta langue humide

Il se couche trop tôt
Elle s’endort trop tard
Trop d’espace entre chaque mots
Trop de vide entre leurs corps

Comme dans une chanson
Notre refrain se répète.

Kaena

ps : Désolé pour ceux qui m’aurait peut-être écrit des commentaires, avec 500 commentaires spam, je n’ai pas eu le courage de les regarder tous pour “peut-être” en trouver un cool.

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Pour la factory. Sujet : Créer un lieu où l’esprit peut être stimulé.

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 Texte du 28 juin 2008

 Un matin noir. Elle porte une jupe et des baskets. Elle a mal aux jambes, pas assez dormi. Se diriger vers le lycée. Elle regarde ses pieds, ils se déplacent tout seul sur le goudron mouillé. Elle veut faire du skate, non, plutôt, plus tard. Mais elle a mis des collants, pas moyen, elle ne veut pas les filer. Les voitures, les phares, les feux, les vitrines encore noires, les bars qui puent avec les magazines pornos, le sex shop à la devanture moyenâgeuse. Plus loin, les lycéens devant la porte. Pas encore ouverte. Faut attendre. Il y’a cette putain de bruine qui plaque ses cheveux sur son front. Elle a les jambes froides, mais a froid aux bras. Elle aimerait bien chanter Debbie haut et fort, mais elle le fait dans sa tête. Elle a hate d’être enfin assise dans le couloir chaud, puis dans la salle de classe, avec le prof radiophonique. Un petit vent souffle et certains tapent déjà la discute.

Merde, une fille s’approche, elle ne la connait presque pas, à croire qu’elle a une tête qui attire un peu autrui. Sourire obligé, et bonjour endormi. L’autre fille n’a rien à dire non plus. On attend. On matte la porte comme l’espérance d’une nouveauté révélatrice. Ouvre toi ! Allelouia ! C’est enfin ouvert. Tout le monde rentre dans le rectangle jaune lumineux et maladif. En dernière, elle passe, bonjour lycée !

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